Né à Paris (4e arrondissement) le 27 août 1866. Célibataire, ouvrier imprimeur lithographe. Anarchiste et antimilitariste parisien.

 

Paul Moucheraud demeurait chez ses parents, 24 rue Charlemagne.Retour ligne automatique
Comme son frère Adrien, il se mêla au mouvement anarchiste depuis la fin de l’année 1885. Ce fut vers cette époque qu’il aurait participé à la salle Levis à un affrontement entre blanquistes et anarchistes où plusieurs coups de feu avaient été échangés. Retour ligne automatique
Il suivit les réunions des groupes La Vengeance, La Lutte, L’Aiguille, L’Avant-garde cosmopolite, Le Cercle international, le Groupe anarchiste du 5e. Il fut secrétaire de La Ligue des anti-patriotes.Retour ligne automatique
Le 17 août 1886, Moucheraud fut condamné à 3 jours de prison, pour outrages à agents.Retour ligne automatique
Le 17 octobre 1886, dans une réunion salle Gaucher, 46 rue de la Montagne Ste Geneviève, tenue par le groupe du 5e, il déclara : « qu’un soldat devait commencer par se débarrasser de son chef en le tuant sans hésitation, puisque la besogne des officiers ne consiste qu’à mener les hommes à la boucherie ». Retour ligne automatique
Le 3 février 1887, dans une réunion du Groupe anarchiste du Centre, il annonça qu’il venait de tirer au sort et avait eu un bon numéro. Il ajouta que s’il avait dut faire 5 années de service militaire, il serait parti à l’étranger. Mais selon un procès-verbal, il aurait effectué son service au 91e de ligne à Mézières (Ardennes) et aurait été libéré en 1890.Retour ligne automatique
Moucheraud était en relation avec Constant Martin, Courtois, Leboucher.Retour ligne automatique
Trois perquisitions furent effectuées à son domicile : la première le 22 avril 1892 qui amena la découverte de quelques journaux anarchistes ; la deuxième du 1er janvier 1894 ne donna aucun résultat. Retour ligne automatique
Le 3 mars 1894, le préfet de police délivra un mandat de perquisition et d’amener à son encontre, pour association de malfaiteurs. Le 4 mars à 10h du matin, le commissaire du quartier Saint-Merri se présenta à son domicile. La perquisition fit découvrir une brochure d’Adolphe Tabarant Petit catéchisme socialiste, deux enveloppes vides à l’adresse de Paul Moucheraud, portant le cachet de la poste d’Amiens du 11 février 1894 et de Grasse du 31 novembre 1893. Au moment de l’emmener au poste, Moucheraud se répandit en diatribes contre son arrestation. Retour ligne automatique
Il fut incarcéré à Mazas le 5 mars et mis en liberté provisoire le 4 juin.Retour ligne automatique
Le 30 juin 1894, le préfet de police délivra un nouveau mandat de perquisition et d’amener, pour association de malfaiteurs. Le 1er juillet, le commissaire du quartier de Saint-Gervais, se présenta à son domicile. La perquisition fit découvrir des lettres et des notes et un exemplaire de L’attentat de la Bourse. Moucheraud fut arrêté, emmené au Dépôt et mis en liberté provisoire le 9 juillet.Retour ligne automatique
Le juge d’instruction Meyer délivra une ordonnance de non lieu le 18 juin 1895.

SOURCES : Retour ligne automatique
Arch. de Paris D.3 U6 carton 49 — Le Figaro 24 avril 1892.

ICONOGRAPHIE : Metropolitan museum of art. Alphonse Bertillon. Albumens silver prints. Photographs.