AUDA Michel

Né à Nice (Alpes-Maritimes) le 31 janvier 1873, mort le 21 avril 1918 à Cannes (Alpes-Maritimes). Employé de commerce, cocher. Militant anarchiste et gérant de journal à Nice (Alpes Maritimes).

Michel Auda était marié avec Marie Muller, ils n’avaient pas d’enfant. Il avait le matricule 1394, de la classe 1893. Il fut réformé le 23 novembre 1894, pour « défaut de taille ».
Il était membre du groupe Les Libertaires de Nice qui avait été fondé au printemps 1897 et qui tenait ses réunions dans la buvette du Comptoir de Nice, 33 rue Pastorelli.
Le 8 août 1897, en sortant d’une réunion au Comptoir de Nice, un agent de la Sûreté entendit le cri « Vive l’anarchie ! ». Le 9 septembre, le parquet ouvrit une enquête qui se solda par un non-lieu. Michel Auda se trouvait dans les inculpés d’après sa fiche de police.
Il fut le gérant du journal L’Esclave (Nice, 2 numéros en août et septembre 1898) qui était sous-titré Organe des revendications prolétariennes.
Le 30 mars 1898, il quitta Nice, avec sa femme, pour se rendre à Paris
Le 26 avril 1898, il fut signalé comme anarchiste à la Sûreté générale.
Le 24 juin 1898, sans ressources, il sollicita un secours à la Préfecture de police, pour pouvoir rentrer. Le 14 juillet, il était de retour à Nice.
En août 1898 il fut soupçonné par la police d’avoir apposé avec Joseph Gioan, autre membre du groupe, des papillons « L’armée est l’école du crime. Vive l’anarchie ».
Le 11 décembre 1898, au Salon d’Art de la rue Blacas, une conférence dreyfusiste devait traiter se la question « Dreyfus-Picquart et la politique ». Il y avait foule devant la porte, des groupes se formaient dans la rue, l’entrée dans la salle se fit avec de formidables bousculades. Environ 200 personnes trouvèrent place. L’orateur Barrucand, de la Revue Blanche essaya de parler mais des anti-dreyfusards poussèrent des cris : « A bas les juifs ! Vive Picquart ! Vive l’armée ! ». Dans le fond de la salle des chaises furent brisées. Des agents entrèrent pour faire évacuer, quelques altercations se produisirent à l’intérieur et dans la rue. Deux hommes crièrent « A bas l’armée ! ». Ils furent arrêtés et conduits au commissariat du 3e arrondissement. Il s’agissait de Michel Auda et d’un belge nommé Hannmann.
En 1899 il collaborait au Libertaire, dans le numéro du 6 février 1899, il dressait un constat assez pessimiste de l’état du mouvement anarchiste à Nice : « De la façon dont les camarades procèdent, nous arriverons difficilement à faire quoi que ce soit pour la propagande. A part deux ou trois militants, inertie complète chez les autres. Cependant le moment est venu d’agir. Il est bon de se concentrer d’une façon définie sur la ligne de conduite bien déterminée que nous devons prendre, étant donnés les événements qui se déroulent.
C’est pourquoi je prie les bons camarades de se trouver dimanche à une heure et demie, au local convenu pour communications diverses et l’affichage des placards concernant le Journal du Peuple ».
Dans le Libertaire du 22 janvier 1899, il dénonçait les agissements des socialistes : « Les socialistes de Nice avaient fait appel aux militants de tous les partis pour fonder un groupe révolutionnaire. Nous nous y sommes rendus avec empressement, mais nous nous sommes vu refuser l’adhésion que nous offrions – sous prétexte que nous combattions les candidats socialistes.
Nous avons ajouté que nous combattrons toujours toutes les candidatures, mais que pour la lutte, les révolutionnaires pouvaient cependant trouver un terrain neutre et d’entente.
Le refus obstiné de ces Messieurs nous a convaincu de l’urgence absolue à créer à Nice une agitation révolutionnaire, nous allons en prendre immédiatement l’initiative et avec l’aide du Libertaire et de la Lutte sociale nous espérons y arriver ».
En novembre 1899, un rapport de police fit état de dissensions au sein du groupe libertaire de Nice, celui-ci ayant perdu son local pour se réunir, le loyer n’étant plus payé. En effet Auda aurait été accusé d’avoir dépensé pour ses besoins personnels l’argent du groupe.
Au début des années 1900, Auda aurait adhéré au Parti socialiste unifié, selon J.C. Laurent.
Mais il était toujours surveillé comme anarchiste, sa notice individuelle était renouvelée. Le 6 mai 1901, il quitta Nice pour Genève (Suisse) où il comptait passer la saison d’été. Le 11 juin, il rentrait à Nice.
Le 11 décembre 1901, le tribunal de simple police, le condamnait à trois francs d’amende, pour tapage injurieux, il avait insulté un prêtre sur l’avenue de la Gare.
En avril 1905, il était concierge 5 rue Guiglia, en mai il partit rejoindre sa femme employée dans un hôtel à Monaco.

SOURCES : Arch. dép. Des Alpes-Maritimes 4 M 490 et 1 R 495. — Le mouvement anarchiste dans les Alpes-Maritimes à partir des dossiers de police : 1884-1904 par Ulysse Martinez. — R. Bianco « Un siècle de presse anarchiste… », op. cit. — Le Libertaire, 23 décembre 1898, année 1899 — Le Petit niçois 12 décembre 1898 — Le Phare du littoral 12 décembre 1898 — Le mouvement socialiste dans les Alpes-Maritimes. 1870-1914. par J.C. Laurent. Mémoire de maîtrise1972 p. 246. — Notes Rolf Dupuy.

ICONOGRAPHIE : Arch. dép. Des Alpes-Maritimes 4 M 490. Photo de 1897. Commissariat central de Nice

Collaboration des polices française et italienne contre les anarchistes 1893

Préfecture des Alpes-Maritimes                                 Nice le 30 novembre 1893

Cabiner du préfet

Monsieur le Ministre,

Pour satisfaire à votre dépêche chiffrée en date du 16 courant, j’ai l’honneur de vous adresser ci-inclus, établies conformément aux modèles que vous m’avez adressé, des notices spéciales à chacun des individus de mon département suspect d’affiliation aux groupes anarchistes. Je vous envoie en outre deux listes nominatives contenant, l’une les noms de ces individus qui sont fixés à demeure, l’autre les noms de ceux qui ont des habitudes de déplacement.

Vous constaterez en parcourant les listes communiquées, que tous les anarchistes signalés à Nice appartiennent à la nationalité italienne. Cette circonstance qui ajoute aux difficultés de notre police en ce qui concerne les recherches, présente cependant un très grand avantage, qui est de permettre l’expulsion immédiate de tout individu gravement compromis, alors qu’il n’existe pas de faits suffisants pour rendre possible une poursuite devant les tribunaux.

Les italiens expulsés pour des faits de cette nature sont signalés au gouvernement italien qui, à leur arrivée à Vintimille les met en état d’arrestation, et qui dispose d’ailleurs de lois de police plus rigoureuses et plus efficaces que les nôtres.

Le Consulat général d’Italie dont la police, ainsi que j’ai eu plusieurs fois l’occasion de vous le faire connaître, est infiniment supérieur à la nôtre, et dont les agents peuvent d’ailleurs bien plus facilement que les nôtres pénétrer dans les groupes italiens, ne refuse pas de nous communiquer les renseignements dont il dispose sur le personnel des anarchistes. Ces indication peuvent être d’une grande utilité ; cependant, il y a lieu de ne les accueillir qu’avec prudence, et de les soumettre à un rigoureux contrôle. J’ai eu lieu, en effet, de constater que les représentants du gouvernement italien avaient une tendance à considérer comme anarchistes, et à signaler à ce titre, tous les réfugiés politiques de ce pays, suspects d’avoir des opinions socialistes, ou simplement républicaines. Tel ne saurait être évidemment le point de vue de l’administration française qui doit conserver avec discrétion de bonnes relations avec les républicains italiens et n’user de rigueur qu’en ce qui concerne les anarchistes avérés. J’ajoute qu’au milieu des complications de la police de sûreté italienne, des questions d’espionnage militaire, de propagande politique dans le comté de Nice, peuvent se trouver m^lés à celles de surveillance des anarchistes dans des conditions très délicates et qui commandent la plus grande attention.

La situation de Nice au point de vue d’un attentat anarchiste possible est particulièrement inquiétante, non seulement à raison du nombre considérable constaté d’individus professant cette doctrine, mais surtout à cause des possibilités singulières que trouveraient dans ce pays des étrangers qui voudraient commettre un attentat.

Pendant la saison d’hiver chaque train amène à Nice de telles quantités de voyageurs étrangers, que toute surveillance est impossible ; la proximité de la frontière, la facilité d’un embarquement sur les nombreux bateaux espagnols et italiens qui sont dans le port de Nice, rendent les départs, après un attentat, particulièrement aisés. Les anarchistes peuvent d’ailleurs être tentés par la composition spéciale de la société qui fréquente les spectacles de Nice, de Monaco et de Monté-Carlo ; cette société composée en effet, non seulement des gens appartenant aux aristocraties de tous les pays du monde, mais aussi de tout ce que la société internationale peut contenir de gens tarés. Dans ces conditions, un attentat aurait un retentissement plus grand qu’ailleurs, et trouverait dans la manière de vivre d’une partie tout au moins des victimes, une sorte de satisfaction ; ces circonstances peuvent être de nature à déterminer les groupes anarchistes à tenter quelque chose sur notre littoral.

J’ai pris les mesures que comportent les ressources dont je dispose ; le commissaire central de Nice, M. Court, m’a rendu dans cette circonstance des services que je me plais à vous signaler.

M. Colonna et ses inspecteurs ont pu me fournir quelques renseignements ; j’ai utilisé aussi le concours qui m’était offert par le Consulat général d’Italie et j’ai provoqué celui du gouvernement de Monaco et même de la maison de Monté-Carlo. Je suis arrivé ainsi à mettre en œuvre des moyens d’action qui, se contrôlant l’un par l’autre, peuvent produire des résultats satisfaisants ; mais il aurait été nécessaire d’avoir quelques indicateurs, et l’état des crédits mis à ma disposition, ne m’a pas permis de développer ce service suivant le plan que je vous avais soumis ; je ne puis, monsieur le ministre, que vous prier de vouloir bien, si cela vous paraît encore possible, porter les mensualités de Sûreté générale au chiffre que je vous avais indiqué, et auquel vous avez bien voulu donner approbation.

Le préfet des Alpes-Maritimes

SOURCE : Arch. Nat. F7/12504

Sébastien Faure à Nice en mars 1897

Document Metmuseum.

Nice

Nice semblait devoir être la ville la plus rebelle à toute idée libertaire, à toute pensée libre, – c’était une erreur. A côté des malheureux abrutis par les passions religieuses et électorales, Nice a des habitants capables de passions plus hautes, – c’est ce que nous a prouvé le succès que Sébastien Faure a rencontré dans les trois conférences qu’il vient de donner dans cette ville. Il semblait, aux premiers auditeurs, que la philosophie libertaire était pour eux une révélation, ils l’accueillirent avec enthousiasme.

Quelques prêtres qui essayèrent de la contradiction furent très difficilement écoutés et durent renoncer à parler à une seconde conférence.

Nombre de jeunes gens que ne satisfaisaient ni les prédications religieuses, ni la phraséologie socialiste, résolurent de se grouper pour rendre durable l’effet produit dans les cerveaux par la logique des arguments de Faure.

Le succès de notre ami à Nice prouve qu’il n’y a réellement pas de milieu réfractaire à l’idée à condition de dire franchement qui on est et ce qu’on veut.

Ludovic Malquin

Le Libertaire 25 mars 1897

Archives départementales Alpes-Maritimes. Inventaire anarchisme

Document 01M 0358 du 01/01/1870 au 31/12/1885

Troisième République .- Poursuite des révolutionnaires et anarchistes (1870-1885) ; question tunisienne : rixes et tensions entre des Français et des immigrés italiens (1880-1884)

04M 0482 – 04M 0543 : Surveillance de la vie politique (an IX-1940)

Document 04 M 486 Surveillance de la presse 1886-1900

Document 04 M 487 Surveillance de la presse 1920-1940

Document 04M 0488 du 01/01/1883 au 31/12/1909

Surveillance des anarchistes .- Instructions, états signalétiques des anarchistes disparus ou nomades (1893-1903), essai sur l’origine de l’anarchisme à Nice (1883-1884), rapports de police et télégrammes sur les placards anarchistes et sur les journaux interdits (1892-1897), rapports de police de surveillance lors des voyages du Président de la République (1898-1906), notices individuelles (1909)
À noter : exemplaire de L’Esclave (septembre 1898), exemplaire de L’Union syndicale (décembre 1906)

Document 04M 0489 du 01/01/1883 au 31/12/1911

Surveillance des anarchistes .-
Dossier individuel du baron Frédéric de Stackelberg (1883-1911)

Document 04M 0490 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .- Dossiers individuels : Eugéne Agostinucci, Abeli, Henri Abbrard, Casimir Accini, Josephine Accini, François Acloque, Frédéric Adam, Dominique Aicardi, Antoine Albert, Giovanni Airaldi, Juan Alberti, Charles Albona, Alphonse Albin, Jean-Baptiste Albin, Henri Albrand, Joseph Albrecht, Pierre Alesiardi, Alexandre Algeri, Fulvio Algeri, Séraphin Alla, Robert Allegretti, Augustin Alloni, Désiré Alosy, Frédéric Alzas, Edouard Amelot, Joseph Amodei, Albert Amirault, Emile Andréis, Pierre Andouard, Pierre Anetto, Bernard Anfosso, Luigi Anghileri, Antonio Andelo, Michele Angiolillo, Primo Antiglio, Emilio Antinori, Judith Antonietti, Fernando Appolonni, Joachim Aprosio, Jacques Arblade, Joseph Arcos, Valentino Ardissone, Jacques Ardissone, Arnal, Joseph Armandi, Arturo, Paul Arnaud, Augustin Asplanato, Jean-Baptiste Aspar, Laurent Aubenas, Silvio Astraldi, Adrien Ascensi, Jean-Baptiste Audibert, Michel Auda, Pierre Audisio, Edouard Avino

Document 04M 0491 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Joseph Baccarini, Ferdinand Bacci, Alfred Baconi, Simon Baden, Jacques Baderna, Eugenio Badü, Josephin Bailet, Jules Baistrocchi, Jean Baizet, Vignasso Baldassar, Joseph Baggiani, Ezio Baldi, Charles Baldin, Alchini Baldin, Dominique Baldini, Simone Baldini, Ange Balioti, Dominique Ballardini, Olympe Ballerini, Belisario Ballerini, Camos Ballestra, Jean-Ferdinand Banaston, Jean Bandinelli, Marie Tognochi, Pierre Bandini, Guido Bandone, Joseph Barbaglia, Alfred Barbara, Vincent Barbara, Rinaldi Barontini, Isidore Baffone, Michel Barello, Guglielmo Barnaba, Joseph Barnabé, Louis Barni, Torquato Barsanti, Alfred Barsotti, Joachim Barsotti, Jean Barthélémy

Document 04M 0492 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Victor Barthés, Roméo Bartoletti, Sigismond Bartoli, Alfred Bartolucci, Giobbo Barzatti, Jean Bascou, César Basso, Jean Basso, Adolphe Battaglini, Battini, Riccioni, Orsolini, Fassini, Robutti, Jean Battistuti, Pierre Baudissone, Baudilini Baudoin, Auguste Baudrier, Emile Baudry, Antoine Baudy, Eugéne Baye, Marius Bayol, Marcel Beaupoux, Eugéne Beaussire, Honoré Bel, François Belgoderi, Jacques Bellon, Bartolomes Bellanguer, André Bellegoni, Aimable Belli, Victor Bellini, Dominique Belley, Otto Bellon, Vincent Bellonotto, Ernest Bellot, Ulbado Bellucci, Joseph Bemberger, Martin Benzdetti, Giovanni Benelli, François Benedetto, Ezio Benetti, Joseph Benigni, Hyacinthe Bensa, Jean Bensi, Eugéne Bérard, Antoine Berardi, Mariano Berbeci, Joseph Berchet, Charles Bergandi, Laurent Berger, Georges Bergeron, Joseph Bério, Henri Bério,

Document 04M 0493 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Margnes Bernard, Henri Bernhard, Louis Berni, Louis Bermon, Félix Berro, Orsoni Bertani, François Berti, Jacob Bertini, Alexandre Bertola, Viale Betole, Biaggio Bertora, Verrand Bertozzi, Raphaël Bertini, Ange Berutti, Mario Biressi, Bestoso, Oreste Bettini, Antoine Bettini, Roméo Bianchi, Périclés Bianco, Emilio Bidoni, Georges Bili, Joseph Billys, Barthélémy Biggio, Eugéne Bijaudy, François Bisagni, Oreste Bindi, Eugéne Bérard, Louis Bixio, Oreste Borghini, César Bertolloni, François Blanc, Michel Boala, Paul Blancardi, Louis Blanchet, Joseph Blassi, Louis Bô, Joseph Boasso, Frédéric Boccalini, Fréres Rochet, Roméo Bochi, Pierre Boero, Joseph Boffa, Charles Boglio, Marie Bogs, Jacques Boisson, Alexandre Bollitz, Geminiano Bompani, Joseph Bompart, Settimo Bona, Félix Bommassar, Sébastien Bonardo, Ero Bonci, Félix Bonetti, Antoine Bondi, Alfred Boni, Honoré Bonnefoy, Bonnet, Laurent Bonniol, Mar Bonseignour,

Document 04M 0494 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Marius Bor, Eugéne Borda, Jules Bordenave, Joseph Bordigoni, Domenico Borghesani, Joseph Borghése, Bernardo Borghése, Etienne Borghi, Jacques Borgialli, Germain Alexandre Auguste Marie Borgne, Artuva Borréa, Guiseppe Viale, Prosper Borriglione, Borris Bibergall, Domenica Borsotto, Tancredo Bortolotti, Jean Bortolozzi, Antoine Bosco, Etienne Bosco, Elia Boselli, Virgilio Bosi, Léopld Bossy, Pascal Botteau, Diego Bottazzi, Armand Boulaire, Wladimir Bourtzeff, Charles Bourelli, Emile Bourrel, Wladimior Boutzy, Charles Bouvier, Charles Bovel, Dominica Bovéro, Barthélémy Bovone, Célestin Bracco, Jules Braga, Jesse Brandani, Joseph Brasa, Auguste Braschi, Brauneck Von, Fleury Bret, Benvenuto Brina, Frédéric Boccalini, Alcide Bramanti, Benvenuto Brini, Emile Broggi, Alfred Brogi, Gaëtan Brogli, Henri Brouwers, Guillaume Brozzo, Elise Bruguière, François Brulat, Eugéne Brun, Marius Brun, Ange Bruno, Pierre Buey, Attilio Buffaglio, Sébastien Busserolles, Claudius Buisson, Giovanni Buosi, Jean Burdisso, Eugéne Buré, Auguste Buret, Jean-Etienne Burita, Henri Buzzécoli, Serge Bychoff

Document 04M 0495 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Victor Cagnoli, Camille Caielli, Antoine Caggiola, Ferdinand Calazel, Alice Marcellin, Pierre Calcagno, Jean Calandri, Charles Calloni, Adolphe Calmels, Adolphe Caluri, Pierre Camelot, Nicolas Camilloni, Gaëtan Cammelli, Jean-Baptiste Camoin, Guiseppè Campargiorni, Gustave Campet, Antoine Campi, Emile Camponovo, Lorenzo Camusso, Augustin Canavèse, Cantel, Gino Camigiani, Adone Cappello, Giovanni Calandri, Ferdinand Capisano, Alexandre Capello, Louis Capurro, Dei Carabino, Joseph Caraiza, Urgate Cardenal, Antoine carlone, Joseph Cardone, Jacques Caretti, Michel Carlini, Victor Carmellini, Vincenre Carnevale, Michel Carossi, Guiseoppe Carpigo, Ottilio Carta, Charles Carteis, Louis Casagrande, Antonis Casagliani, Léopols Caslani, Joseph Casalini, Séraphin Casanova, Joseph Casava, Giovanni Caserio, François Caso, Antonin Casse, Joseph Cassini, Stefano Casta, Joseph Castagna, Second Casten, Antonio Castelpoggi, Oreste Cattani, François Caubet, Joseph Cava, Louis Cavagliani, Léandre Cavallini, Jean Cavallini, cavanna, Justin Cazenave

Document 04M 0496 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Ariste Ceccarelli, Félix Cefallo, Joseph Cei, Jean Cena, Pito Cesarini, Cenci, Edouard Cerosa, Jean Gabriel Ceru, Antonio Ceruello, Emilio Ceruti, Emile Chapus, Joachim Chibbaro, Louis Chanier, François Chastre, Alfred Chapon, Ernest Chapuis, Maurice Chaumel, Paul Chauvière, Alfred Chave, Ange Chelli, Magenta Chiavacci, Carmelindo Chioni, Victor Chiotti, Jean Chiri, Victor Chirici, Pierre Chomat, Etienne Chopin, Arthur Ciabattini, Guiseppe Ciancabilla, Jean Cianferoni, Gaspard Cianferroni, Joseph Ciappei, Antoine Ciarlet, Sauveur Cicognani, Michel Cielo, Alfred Citadini, Jules Clarencon, François Coccadon, François Colini, Henri Colli-Cantoni, Michel Colombara, Italo Colombi, Jean Colombo, Flavien Cot, Carlo Colombo, Philippe Coluccini, Alexandre Coluccini, Thomas Concordia, Pierre Condom, Georges Consami, Joseph Consorti, Louis Conta, Fransesco Conte, Paola Conte, Pascale Cava, François Contestable, Paul Contestable, Jean Conti, Le Comte Coma

Document 04M 0497 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Ruggiero Corrado, Joseph Cordara, Georges Corello, Pierre Corna, Léopold Corner, Léopold Coslani, Alexandre Corsi, Pascal Corsi, Arthur Corsi, Antoine Corsi, Armand Corsini, Joseph Coretti, Antoine Coulange, Léon Cotte, François Couadou, Joseph Courtet, Auguste Courtois, Mario Cova, Charles Saviozzi, Oreste Grazzioni, Narcide Cozzi, Angéle Crescenti, Adrien Cristin, Millitz Cristofori, Hector Croce, Carmelo Croceti, Louis Croveja, Richard Cros, Salvadore Mallol, Joseph Ledecky, Guillaume Cuccioli, Pascal Curetti, Ezio Daddi, Marius Dalmasso, Attilio Danesi, Olindo Danési, Irénée Danesi, Louis Dapretto, Jean Dardanoni, Jules Dechambe, Debard, Eugéne Debernardini, Alexandre Décarlini, Ezio Daddi, Jean de Angélis, Jean Deccio

Document 04M 0498 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Jean Delaudi, Ernaldo Dello, Jean de Angeslis, Emile Delattre, Emile Delcassé, Pellegrino Del Corsa, Joseph del Puerra, Jean Dellacasa, Gilberti del Papa, Joseph del Monte, Joseph Dell’Oro, Jean Demaria, Raoul Delvaille, Giacebbé Demaria, André Denicolay, Antoine Denis, Omer Deltenre, Joseph Descembrini, Anatole Desse, Françios Dessarzin, Dominique Diani, Romolo di Bello, Joseph di Cielo, Albert Dides, François Didona, Georges Dillès, Ange Doberva, Giovanni Domanico, Pretoff Dolevitch, Jean Descubes, Ascanio Domini, Donadieu, Henri Dop, Léonardo Doripoli, Joseph Doro, Carlo Dotta, Henri Dovio, Henri Ducard, Alexandre Duccini, Joseph Durelli, Alexandre Duroussy, Henri Dussert, Pierre Duminil, Duverge, Stanislas Dybisbanscki, Claude Duverger, Maximilien Eisencher, Alfred Elkan, Fernandez Elias, Paul Emma, Edouard Epifani, Espigola, Miquel, Lombart, Ulysse Estéve, Salvador Estéve, José Estivalis y Cabo, Grandi Erzilia, Escartefique, Eugéne Esmiol, Gédeon Eustache, Charles Espanel, Emile Baillat, Emile Equinet

Document 04M 0499 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Alphonse Fantin, Sébastien Faure, Pierre Ferrua, Thomas Fontana, Cesare Fabbri, Alceste Fabbrini, Thérèse Fabbrini, Vittorio Fabrizioli, Pierre Fabiani, Charles Falconieri, Michele Faïna, Guillaume Faiticher, Oreste Fantei, Léon Fantoni, François Fantossi, Pierre Fantozzi, Joseph Farina, Humbert Farucchetti, Guido Fava, Galilée Favilla, Marius Fayolle, de Felice de Giuffrida, Joseph Fenoglietto, Guiseppe Ferra, Jean-Baptiste Ferrando, Jean-Paul Ferrari, Jean Ferraris, Massiglono Ferrati, Ferrarone, Léonardo Ferratès, Sante Ferrini

Document 04M 0500 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Charles Fessermeyer, Fibbi, Pietro Filedei, Pierre Filidei, Adolphe Finocchi, Antoine Fiori, Icilio Fiorino, Georges Fléchard, Alexandre Fock, Ange Follador, Eugéne Fontaine, Joseph Foglia, François Forginetti, Pierre Forchetti, Guiseppe Fornas, Antoine Fornaro, Etienne Forneris, Vincent Forsinetti, Joseph Fortnato, Adolphe Fortini, César Foschi, Joseph Fossa, Alexandre Fossat, Jean-Baptiste Fossano, Jean Foucaud, Paul Fourcade, Joseph Fraschini, Egio Franceschi, Jean-Baptiste Francoz, Camille Fraschetti, Joseph Franza, Louis Fumence, Gustave Fulvi, Emile Frébault, Antoine Frizzi-Concordi

Document 04M 0501 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Melchione Gastaud, Joseph Galli, Ange Gandini, Auguste Galdducci, Antoine Gagliardi, Romulus Galgliardi, Guisppe Gagna, Germain Gaillac, Dante Guide, Eugéne Galardelli, Pierre Galducci, Benoît Paléotti, Antoine Palli, Jean Palliano, Pierre Garbaccio, Auguste Parbacio, Jacques Gambarini, Vincent Gallo, Gallonnacci, Jean Garbarino, Dario Garbati, Emile Garcia, Garcia, Léopold Gardanne, François Gardanne, François Garelli, Vincent Gasparini, Joseph Gascor,Gastaldi, Gati, Antoine Gatti, Alexandre Gatti, Serri, Gattini, Charles Gattone, Léon Gaubert, Lavigne Gauthier, Louis Gay, Oreste Gazzola

Document 04M 0502 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Guillaume Gély, Joseph Genovese, Victor Gérard, Pierre Gerbi, Ludovic Ghezzi, Jean Phietto, Pio Ghignoli, Alexandre Ghio, Victorio Ghirardi, Joseph Ghisolphi, Victor Ghittoni, Jean-Baptiste Giacchetti, Emile Giainnarelli, Achille Gianasso, Victor Giannoni, Vincent Giardelli, Averardo Gianneschi, Pierre Gioffredi, Charles Giffard, Louis Gili, Joseph Giglioli, Jean-Louis Ginet, Paul Gilles, François Giordanengo, Giho Giorgi, Joseph Gioseffi, Colomba Giovannini, Louis Girard, Thomas Guiseppe, Ernesto Giusti, Javina Giola, Joseph Gioan

Document 04M 0503 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Constant Goffin, Laurent Goirand, Joseph Gomez, François Gonthier, Pierre Gori, Michel Gotz, Joseph Glatano, Adrien Gourdouze, Giovanni Grippa, Pacifique Granjean, Jean-Baptiste Granier, Paul Granieri, Luigi Granotti, Dominique Gradoni, Marie Grasser, Jean Grassi, Pierre Grassi, Grassi, Auguste Prellier, Griffith, José Grifoll, d’Aprile Greppi, Etienne Grillet, Grondotti, Groppi, Marie Gros, Marie Grasser, Tito Grossi, Joseph Grande, Edouard Gross, Armand Guadagni, Rodolphe Guardigli, François Guillot, Constantin Guernore, Hyacinthe Guerra, François Guglielmi, Contantin Guernore, Adolphe Guidi, François Guigonis, Oreste Gulmanelli

Document 04M 0504 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Gaston Havard, Jean Hélène, Charles Heimbuger, Jean Henri, Joseph Henrot, Josué Heilmann, Léon d’Hervilly, Hervé Hurto, Henri Huss, Auguste Esmiol, Ivan Jakowlevitch, Alexandre Jacob, Jacob, Joseph Jacoponi, Octave Jahn, Léon Janselme, Pierre Jalade, Pierre Jantorni, Auguste Jaud, Antonin Jaumes, Auguste Jeannet, Albert Jeutsch, Hyppolite Jelot, Louis Joreau, Charles Jouffroy, Amédée Jourdain, Louis Jousseaume, Jean Joy, André Julien, Louis Mollette, François Kuhn, Auguste Kiss, Edourd Klein, charles Krourich, Kauffmannar, Eugéne Kennel, Tochtermann Koessleer, Jules Keller

Document 04M 0505 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Ernest Lebeau, François Lagorio, Rock Lombardo, Henri Lambeau, Antoine Laroussarie, Antoine Lafond, Georges Lagana, Léga, Legnane, Louis Legrand, Ephège Lemignon, Louis Lenoir, Guiseppe Lenzi, Victor Lenzi, Pietro Lenzi, Louis Léonardi, Auguste Léoni, Alexandre Lepelletier, Ange Lera, Denans Lesbros, Ernest Letot, Louis Léveillé, Antoine Levèque, Hippolyte Leyronnac, Lafond, Marie Laforce, Caspard Laghi, Louis Lagi, Préone Lapuzan, Paul Lamy, Jean-Baptiste Lamotte, Venerio Landi, Pierre Laroche, Cosimo Larturo, Lauch Richarl, Alphonse Lauze, Jean Lasus, Ernest Lavino, Lavrennus, Etienne Lazzotti, François Lebeaud, Albert Lebon, François Lebourbasquet, Armand Lebrun, Leca, Ernest Lechmann, Ernest Lecomte, Emile Lefort, Alfred Leroy, Louis-Victor Lenoir, François Lezzi, Courtoit Liard, Emilio Eluellas, Jacques Locascio, Giovanetti Lodi, Lollini, Antoine Lombardi, Enrico Lombardini, Julien Lonaty, Pierre Louvet, Dante Lucchesi, Jean Lupi, Alexandre Luponi, Comte Luzzoni

Document 04M 0506 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : César Mainetti, Théore Malaquin, Etienne Manina, Decoroso Mannucci, Martini Mangiardi, Emile Maccanelli, Louis Maccanti, Vincent Machiavelli, Paul Maderni, Giovanni Maglisla, Gaëtan Magaglio, Antoine Maccario, Annibal Maestri, Augustin Maglio, Paul Magnetti, Petronia Maïa, Louis Maillard, Auguste Maillet, Ernest Majocchi, Fernand Malaterre, Henri Malatesta, Jean Manener, Gualterico Manfredi, Marie-Antoine Mangeot, Egide Manini, Joseph Manna, Louis Manucci, Alexandre Mantero, Pierre Wladimiroff, Laurent Mantilleri

Document 04M 0507 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Louis Marabotti, Ludovic Marabotti, Pierre Marabotti, Marico Maraccini, Joseph Marc, Augustin Marcellin, Ferdinand March, Victor Marchand, Albert Marceau, Alice Marcellin, Augustin Marcellin, Marcellin Marchadier, Emile Marchetti, Dante Marcucci, Eusébe Marchetti, Raphaele Marchetti, Zeno Mariani, François Mariani, André Mariano, Jules Marzocchini, Aleste Marini, Joseph Marini, Oreste Mariottini, Dégiovanni Marino, Baptiste Marquet, Emile Martégani, Eugéne Martin, Jules Martin, Félix Martini, Esprit Martina, Josesph Maro, Martelat, Abraham Martin, Alfieri Martini, Emile Martini, Martis, Lucien Marty, Florimond Mas, Masera, Vincent Massini, Célestine Massino, François Masson, Roméo Mataro, Auguste Matèoda, Gustave Mathieu, André Matteudi, Victor Martinelli, César Bufacchi, Emile Maurice ou Marchal Marez, Jean Maucuer, Guillaume Maugnard, Eugéne Mazel, Mausartu, Antoine Mauzino

Document 04M 0508 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Giuseppe Melloni, Félix Médana, Pierre Meignier, Henri Meissonnier, Dante Meilinelli, Emile Meistring, Pierre Mencacci, Auguste Mengolini, Léon Meffa, Amerigo Mengori, François Menguzzi, Alexandre Menichetti, Fortunate Menichetti, Adolphe Menozzi, Pierre Merle, Eugéne Merlo, Jean-Ange Merlo, Emile Merlini, Louis Merlino, Gaëtan Menozzi, André Meroni, Paul Meunier, Michel, Louis Michele, Michelini, Louis Micellone, Alceste Migliorini, Florent Mignon, Paul Migolaï ou Nicola, Milano, Joseph Millini, Orlando Meilli, Emile Millo, Jean-Baptiste Minetti, Laurent Minetti, Joseph Mini, Attilio Minuti, François Mistrangelo, Oreste Mistura, Jean Minasso, Antoine Mocco, Paul Mogliazza, Victor Molinar, Angelo Molteni, Marius Mombello, Henri Monaco, Gérome Mondelli, Jacques Monetti, Guiseppe Monetti, Géobatta Montali, Antoine Motta, Philibert Mouchet, Marius Motta, Frédéric Montelatici, Numa Montels, Charles Monti, Ange Morra, Louis Morra, Mora ou Moraz, Gilbert Moreau, Louis Morel, Dante Morelli, Constant Morelli, Victor Mori, Hector Mori, Jean Moriani, Aristodéme Morini, Louis Morlens, Jacques Moro, Antoine Motta, Dominique Moulet, Georges Mutz, Eugéne Mouzellec, Antoine Monti

Document 04M 0509 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Siméon Naum ou Naoum, Dominique Napiano, Michel Negro, Honoré Négre, Charles Negro, Jean-Pierre Nahon, Baptiste Nesme, Emile Nichler, Léandre Nicola, Louis Niel, Georges Nivolini, Pierre Noël, Paul Noël, Léon Noël, Léon Nouvel, Guiseppe Novarro, Armand Novaro, Olinas Novelli, Ernest Novi, Victor Nakachidzé, Marie Roedel, Celina Meyer, Ferdinand Niquet, Paul Oberti, François Olieri, Pascal Ortolani, Jacques Oderda, Ernseto Oldani, Etienne Orocco, Nicolas Olivari, Paul Oddo, Joseph Omodei, Martin Olivieri, Onofri, Alfred Orsini, Ezio Ortolani, Aristide Paoletti, Olinte Olivieri, Jean-Baptiste Orsini, Hugues Orsolini, Fassini Orsolini, Sophie Orriez, Paul Opezzo, Grato Oliveri, Frédéric Suart, Général d’Otton, Vinci Ostorero, Salvator Orlando, Eugéne Oury

Document 04M 0510 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Augustin Pegliasco, David Pedrini, Joseph Lavése, Emiole Pays, Pauly ou Paouly ou Pretoff, Pierre Pastore, Ferdinand Pauchard, Candido Passone, Roméo Passardi, Marie Pasero, Romuald Pappini, Auguste Pardini, Aristide Parrini, Ercole Passardi, Natole Parlanti, Antoine Parodi, Grimaldo Parodi, Fernand Pascal, Joseph Papaterra, Emlile Paolini, Mariano Paoli, Félix Paolini, Jean Paoli, Fédèle Pannizzi, Attilio Panizza, Michel Panebianco, Jean Panero, Joseph Palmero, Marcellin Palma, Auguste Panchaud, Pallas, Pascal Palstri, Dante Palag, Bante Palai, Hyacinthe Pagliero, Félice Paglia, Ugo Pacini, Joseph Pack, Joseph Paccini, Archiméde Paccinoti, Angéle Pacetti, Ettore Paci, Joseph Paci, Octave Pellegrin, Archiméde Pelloni, Simon Pépino, Charles Perdigon, Miquel Péres, Maurice Perier ou Manuel, Antoine Perini, Jean Perotti, Marius Perotti, Victor Perrier, Pierre Perrier, Primo Péroni, Louis Perrody, Pesci, Jester Petrowotch, Victor Perugia, Giovanni Petrini, Roméo Perni, Michel Petiot, Barthélémy Pétra, Emmanuel Pensa

Document 04M 0511 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Marius Philibert, Auguste Philippe, Pierre Philippe, Santo Piana, Jean-Baptiste Piani, Edmond Pibaleau, Jean Pica, Aldo Picciati, Léopold Picchio, Alfredo Picinini, Moïse Pierraccini, Alfred Pierconti, Jean Pierotti, Ferdinand Pierotti, Pini, Emile Pinori, Edouard Piolet, Cesarini Pilo, François Pisanelli, Adolphe Pisi ou Pizzi, Désiré Place, Joseph Platano, Ferdinand Poggiali, Pierre Poirot, Martino Pogliano, Germano Polidori, Jules Policand, Sylvestre Pollastrini, Antoine Pollet, Louis Pommier, Jules Pons, Jean Pontiggia, Antoine Ponzo, Dominique Popa, François Portal, Joseph Porte, Richard Potter, Paul Lucien, Henri Pourveur, Ercole Prandoni, Bruggiéro Pratési, Guiseppe Prédicatori, Firmin Prince, Italo Protesi, Paul Pothier, Antoine Pudig, Lorenzo Puig, Louis Prunetti, Gustave Quesnel, Firmin Quin

Document 04M 0512 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Alinto Raddi, Joseph Raillon, Joachim Raineri, Camille Ramella, Jacques Rapp, Barthélémy Rastelli, Guillaume Ravaglia, Pietro Ravina, Joseph Ravel, Dominique Raviolo, Michel Ravizza, Gabriel Raynaud, Henri Rayné, Théodore Rayné, Ré, Louis Recolin, Luigi Redaetti, Léon Regad, Renay, Louis Renone, Fidéle Resplendido, Pierre Ribaud, Pierre Riboldi, Louis Ricabini, Constantin Ricci, Giovanni Ricci, Riccioni, Louis Richaud, Jacques Richelime, François Richou, Joseph Ricolfi, Noël Ricotti, Adolphe Ridarelli, Cesari Riego, Riolant, Oreste Ristori, Auguste Riou, Jacques Riva, Jacques Risso, Rivani

Document 04M 0513 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Emile Robert, Louis Robert, Roberlintoroli, Henri Robin, Achille Robotti, Auguste François, Robutti, Jean Rocca, Joseph Rodeville, Urbain Roguet, Louis Rochellec, Pierre Rolland, Joseph Rolle, Arnaldo Rolli, Robert Rolli, Romagnani, Louis Romanini, André Romansville, Ugo Romboli, Romole, Alfred Romoli, Ludiovic Romoli dit Roncalo, Antoine Roncaglia, Rogelio Antico, Roberto Ronzoni, Otto Rosemberg, Jean-Marie Rosier, Rosiére, Dominico Rosi, Henrico Rossi, Romnaldo Rossi, Eugéne Rossi, Achille Rossi, Joachim Rossi, Charles Rossi, Ivide Rossi, Dominique Rossino, Jean Rosso, Barthélémy Rosso, Renaud Rossi, Joseph Rosso, Alexandre Rostagni, Paolo Rostagno, Cléante Roversi, Gérome Rovetta, Hichia Rovigo, Henri Rouchon , Auguste Riou, Benoît Rousset, Alphonse Roy, Pilade Rugiada, Ruspini

Document 04M 0514 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Emile Favre, Roger Sabatier, Jacques sacco, Dominique Sachetti, Julien Sacqué, Jean-Baptiste Saetone, Candide Sagoni, Angelo Saguine, Auguste Sahnow, Etienne Saïssi, Auguste Salignon, François Salson, Eugéne Salvino, Nino Samaia, Nicolas Sanchini, Giovanni Sansoe, Augustin Salvagni, Sartorelli, Joseph Sartoris, André Sarzotti, Joseph Sarzotti, Daniel Savina, Ernest Saurel, Estezet Sauzet, Jean Savoya

Document 04M 0515 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Damien Sberge, Jean Scovazzi, Lugia Sciacca, Schwicher, Santo Scolari dit Morino, François Scarper, Henry Sciarra, Michel Schernoff, Etienne Séchaud, François Sghirla, Jean Sgbirla, Joseph Semeria, Dieudonné Séris, Emile serra, Alexandre Serrantoni, Antoine Serramoglia, Gaëtan Serramoglia, Menotto Serratti, Jaime Serret, Alexandre Serri, Oreste Sestini, Victor Seveau, Jean-Paul Siegl, Marius Sicard, Signoret, Ludovic Sibbermann, César Simon, Ange Sissmondini, Stanislas Sobanski, Bernard Solaro, Laurent Solei, Joseph Sorti, Ettor Sottavia, Louis Soupé, Jules Spada, Emilio Spaglia, Ferrucio Spagna, Victor Spagnolis, Jacques Stefanini, Blaise Soulier dit Philippe Verdier, Vittorio Stocchi, Charles Stoerklein, Antoine Stefan, Noël Strenta, Etienne Sletoff se disant Serge Basoff et Roubawovitch, Striga ou Lapidus

Document 04M 0516 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Jean Valechi, Alfred Vaddei, Michel Tagliaferro, Joseph Talart, Raoul Valchi, Salvator Tamburini, Maurice Taramarcaz, Jean-François Tarrico, Eugéne Taurines, Charles Tea, Marc Tealdi, Marie Andrieu veuve Teissier, Adrien Teissère, Aliardo Terini, Téléphore Ternelli, Paul Terrend, Jean-Baptiste Terrier, Richard Terlikowski, César Tesi, Max Tettenborn, Marie Théodore, Armand Ther, Louis Thévenin, Fernand Thiebaut, Maurice Thomas, Michel Tomassone, Gaspard Thursky, Nicolas Tobiochi, Calixte Toesca, Marie Tognocchi, Amédée Tombolesi, Frédéric Tonelli, Attilio Tometti, François Toniotti, Placide Toselli, Jean-Baptiste Tosello, Sodi Torel, Isaac Torrès, Valenti Torquato, Jean-Baptiste Traverso, Ildelrando Trevi, Alphonse Trio, Carlo Trivelli, André Trocello, Alexandre Troncy, Tscherniadieff, Eli Tupin, Sante Turci, Truchi dit Lucccione, Joseph Tournay, Artémisio Uccelli, Victor Ughes, Joseph Ogo, Casimir Wivi, André Ullivi

Document 04M 0517 du 01/01/1888 au 31/12/1915

Surveillance des anarchistes .-
Dossiers individuels : Antoine Valenti, Victor Valentini, Raphël Valento, Antoine Vanti, Ottavio Valfré dit savone, Jean-David Vallè, Georges Vannier, Giacomo Vanti, Arnola Walter, Michel Vanini, Ettore Vanni, Oreste Vanni, Candide Vanni, Marsilio Vanni, Joseph Vasseli, Heri Vancanson, Argante Vecchi, André Venturi, Jules Venturino, Michel Vera, Joseph Verdier, Pietro Vergelli, Louise Vergnes, Vermel de, Dominique Vezzani, Charles Vial, Denis Vial, Guisseppe Viale, Silvio Vichi, Vidal, Henri Vignali, Vignazio, Augustine Vigneron, Emmanuel Vignola, Georges Villaségne, Ernest Villa, Henri Villion, Villot de Boisluisant, Frédèric Vimercati, César Vincentelli, Vintimini, Emile Visibelli, Vittorio, Dominique Visconti, Louis Vivaldo, Jean Vivoli, Maximilien Vokler, Ulysse Volpi, Witmann, Georges Volter Von Forkinski, Georges Yvetot, Ignace Zaloudeck, Vincent Zambola, Pietra Zanardi, Ferdinand Zanetti, Emilio Zanini, Joseph Zanvetori, Cajo Zavoli, Orféo Zeglioli, Jean Zella, Alfred Zeni, Giuseppe Zezioli, Joseph Ziangheri, Zimmermann, Jovanowitch, Quito Zoli, Henri Zuber ou Auzer, Pierre Zunino, Pulvio Zocchi, Albert Zibbelin, Zavoli

Document 04M 0518 du 01/01/1932 au 31/12/1932

Assassinat de Paul Doumer, président de la République, par l’anarchiste russe
Gorgouloff .- Enquête sur le séjour de Gorgouloff dans le département :
rapports de police, coupures de presse, télégrammes et livre de condoléances

Document 04M 0519 du 01/01/1934 au 31/12/1939

Contrôle de la propagande des anarchistes .- Rapports de police, instructions, notices individuelles, photographies

Document 04M 1329 du 01/01/1880 au 31/12/1907

Anarchistes .- Rapports de police, dossiers individuels et états signalétiques

Document 04M 1383 du 01/01/1893 au 31/12/1903

Surveillance de la vie politique italienne .-
Etats signalétiques d’anarchistes de passage ou en résidence permanente dans
le département

Document 04M 1385 du 01/01/1895 au 31/12/1937

Surveillance de la vie politique italienne .-
Surveillance des anarchistes, révolutionnaires et socialistes italiens et de
leurs activités, réunions et conférences : instructions, rapports de police,
brochures et tracts

A noter :
. rapport sur le complot anarchiste destiné à tuer « l’exécuteur des hautes oeuvres » afin de venger la mémoire de Caserio (1902)
(Caserio Sante Jeronimo, anarchiste italien et assassin de Sadi Carnot)

Document 04M 1398 du 01/01/1923 au 31/12/1938

Attentats et projets d’attentats contre Mussolini .-

Affaire Ricciotti Garibaldi (petit-fils de Giuseppe Garibaldi, expulsé de France en 1926. L’affaire Garibaldi met également en cause le colonel Macia qui s’était allié à Ricciotti Garibaldi pour faire éclater une révolte en Catalogne.)
Surveillance des communistes et fascistes notoires, surveillance des milieux anarchistes et antifascistes et organisation d’une campagne francophobe en Italie
Surveillance du groupe antifasciste italien dit des volontistes (Le volontisme est une société secrète dont les affiliés ont pour but d’offrir tout à la cause de la Rédemption italienne ; groupe dirigé par Mario Mariani)
Surveillance du ressortissant italien Silvio Trentin

Document 04M 1381 du 01/01/1927 au 31/12/1928

Surveillance de la vie politique italienne .-
Enquête sur les activités et manifestations des comités de soutien Sacco et Vanzetti : rapports de police, tracts, affiches et journaux

Affaire Sacco et Vanzetti : exécution en 1927 de deux anarchistes italiens immigrés, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, condamnés à mort en 1921 sans preuves certaines pour un double assassinat

04M 1344 – 04M 1348 : Relations avec l’Espagne et guerre civile d’Espagne (1936-1939)

Document 04M 1344 du 01/01/1927 au 31/12/1939

Surveillance des mouvements politiques espagnols .-
Surveillance des anarchistes espagnols (en particulier membres de la fédération anarchiste ibérique) et des agents nationalistes espagnols (1927-1939)
Surveillance de la contrefaçon de sceau public et du trafic d’armes en faveur des partis politiques espagnols (1936-1937)
Surveillance du général Anido Martinez, ex-ministre de l’Intérieur (1935)
Surveillance de l’association nationaliste Les Vengadores (1938)

Document 04M 1384 du 01/01/1880 au 31/12/1894

Surveillance de la vie politique italienne .-
Surveillance des anarchistes, révolutionnaires et socialistes italiens et de
leurs activités, réunions et conférences : instructions, rapports de police,
brochures et tracts

Document 04M 1400 du 01/01/1929 au 31/12/1935

Lutte contre le régime fasciste .-

Attentat à la bombe perpétré à l’encontre d’Angelo Dell’Agnello, cafetier
fasciste, au Cannet (1929)
Attentat à la Casa Italiana à Monaco (1929-1930)
Attentats terroristes sur la Côte d’Azur : arrestation d’extrémistes et
anarchistes italiens antifascistes dont Alberto Cianca, Sardelli et Alberto
Tarchiani (Sardelli, syndicaliste socialiste et un des chefs de la Fédération
générale du travail italienne, exilé à Paris ; Cianca l’un des fondateurs
avec Carlo Rosselli et Alberto Tarchiani du mouvement « Justice et Liberté » créé en France après l’évacuation d’antifascistes des îles Lipari) (1929-1930)
Explosion d’une bombe à Beausoleil et attentat contre le Chancelier du
consulat d’Italie à Cannes : enquêtes dans les milieux antifascistes et
communistes (1930-1931)
Conférence de Stresa du 11 au 14 avril (conférence entre la France, la Grande-Bretagne et l’Italie suite au rétablissement en Allemagne du service militaire obligatoire) : projets d’attentat contre les délégués (1935)

Document 04M 1486

Dossiers individuels de police ouverts entre 1919 et 1940 (n° 2444 à 2454)
Hélène Pinçon (anarchistes expulsés)

Document 03U 02/1141 du 01/01/1938 au 31/12/1938

Infraction à la législation sur la presse (exemplaires de « Rebellion »,
organe du groupe libertaire de Grasse)

Fonds du commissariat central de Cannes

Document 04M 1638

Dossiers individuels de police ouverts entre 1919 et 1940

Stephan Madax (anarchiste recherché), Suigo (militants anarchiste ibérique recherchés)

Document 04M 1552

Dossiers individuels de police ouverts entre 1919 et 1940

Vartin Arabian (anarchiste)

Document 04M 1486

Dossiers individuels de police ouverts entre 1919 et 1940

Hélène Pinçon (anarchistes expulsés)

Poursuites contre le groupe libertaire de Nice 1897

Nice.

Ils ne se croyaient pas eux-mêmes si dangereux et si redoutables les vingt ou trente jeunes gens que la police surveille, arrête, livre au parquet et auxquels on veut appliquer les lois scélérates.

Les journaux et les correspondances locales sont pleins de détails contradictoires, d’où il appert que les agents provocateurs ont fait là-bas leur triste besogne. Les mensonges de la police, heureusement trop grossiers et trop cousus de fil blanc tendaient à faire croire à l’existence de la fameuse association de malfaiteurs – ils n’ont réussi qu’à provoquer une altercation anodine entre deux groupes de consommateurs dans un même café, neuf jeunes gens d’un côté, deux agents provocateurs de l’autre – Aujourd’hui, ces neuf jeunes gens sont sous mandats de comparution – l’enquête policière leur reproche de ne pas aller à la messe, mais reconnaît qu’ils sont de bons ouvriers, estimés de tous, plusieurs ont moins de vingt ans.

Le désir de s’instruire, l’amour de l’humanité caractérisent ces jeunes hommes et font que la société basée sur l’erreur et la haine, juge urgent de se défendre contre leur pensée.

Parmi ceux que la divulgation de la vérité scientifique met le plus en péril, se trouvent naturellement des cléricaux – leur journal La Croix continue à se faire remarquer par la violence de ses articles : voici un extrait du numéro du 19 septembre :

« Il y a longtemps que nous avons signalé dans La Croix les menées audacieuses de ces ennemis de toute société, que nous avons appelé l’attention des autorités sur cette abominable propagande. Un coup de filet a été donné, mais beaucoup de ces dangereux personnages sont encore en liberté et continuent leur triste propagande. Il faut qu’on ait le courage d’y mettre un terme, que l’on étouffe au plus tôt ces tisons de discorde civile et que l’autorité aille jusqu’au bout de la tâche qu’elle a entreprise. Et puis, qu’on oublie pas, si on veut réellement tarir à jamais la source de l’anarchie, qu’on rende à Dieu sa place à l’école et dans la société ».

Nous commenterons ainsi qu’il convient le rôle de la police et de la justice, suivant les événement.

Ludovic Malquin

Le Libertaire 3 octobre 1897

« Réponse aux fusilleurs », affiche anarchiste collée à Nice 1893

Document Arch. Dép. Des Alpes-Maritimes 4 M 488.

Alpes-Maritimes                                                      Nice le 20 novembre 1893

Ville de Nice

Commissariat central de police

Placards anarchistes

Rapport à Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes

J’ai l’honneur de faire connaître à Monsieur le préfet, que cette nuit des inconnus ont apposé sur divers points de la ville des placards anarchistes portant le titre « Réponse aux fusilleurs » et signés « un groupe d’anarchistes » ainsi que des numéros du journal La Révolte. Ces imprimés ont été affichés notamment sur les murs du palais de justice, de la caserne Saint-Jean d’Angely, dans la rue Biscarra, square Masséna, rue Spitalière, etc…

Quelques uns de ces placards ont été arrachés et les autres lacérés par les agents qui avaient reçu des ordres à cet effet.

Je fais procéder à des recherches dans le but de découvrir et arrêter, les cas échéant les auteurs de cet affichage qui a été fait ce matin entre 6 et 7 heures à un moment ou le service de police est réduit à quelques hommes seulement.

Le commissaire central.

SOURCE : Arch. Dép. Des Alpes-Maritimes 4 M 488

Concernant l’auteur possible du collage, voir Les indicateurs de la police italienne à Nice: « En outre, il m’a déclaré qu’il connaissait l’individu qui a placardé la « Réponse aux fusilleurs » ce serait d’après lui un jeune homme de 18 ans dont il ne s’est pas souvenu le nom ».

« L’armée est l’école du crime », vignette du groupe libertaire de Nice 1899

L’épingle donne la taille de la vignette. Document Archives départementales des Alpes-Maritimes 4 M 488.

 

Alpes-Maritimes                                                              Nice le 29 août 1899

Ville de Nice

Commissariat central de police

Rapport à Monsieur le Préfet,

J’ai l’honneur de faire connaître à monsieur le préfet que cette nuit vers deux heures du matin les agents de service dans les nouveaux jardins, ont arraché le placard ci-joint qui était collé sur un banc.

Il y a deux mois environ, M. Boissière, commissaire central, avait adressé un rapport à monsieur le préfet au sujet de placards semblables que le service de la Sûreté avait arraché et qui étaient affichés dans les urinoirs.

Ces placards sont l’œuvre du groupe libertaire de Nice, ils sont imprimés par un nommé Gioan Joseph, 20 ans, imprimeur et ils seraient affichés par les nommés Deccio Jean, 19 ans, employé de commerce et Auda Jean Michel, 25 ans, employé de commerce, tous trois anarchistes.

Une surveillance a été exercée à l’égard de ces individus pour saisir les placards dont ils auraient pu être porteurs mais n’a jamais abouti.

Le commissaire central

SOURCE : Arch. Dép. Des Alpes-Maritimes 4 M 488

Les indicateurs de la police italienne à Nice

L’affiche collée par l’indicateur du consulat italien à Nice. Document Archives départementales des Alpes-Maritimes 4 M 488.

Alpes-Maritimes                                          Nice le 24 novembre 1893

Ville de Nice

Cabinet du commissaire central

n°78-R

Monsieur le Préfet,

J’ai l’honneur de vous transmettre un exemplaire d’un imprimé ayant pour titre « En Russie » qui a été distribué en ville hier dans l’après-midi. L’auteur de cette distribution est un nommé Musso Jean, demeurant 2 rue Ardon.

J’allais le faire arrêter ce matin et j’avais, me trouvant en cas de flagrant délit, prescrit une perquisition à son domicile, lorsqu’un incident fort inattendu a arrêté mon action. Voici cet incident que je crois devoir vous signaler et auquel je conserve toute sa physionomie et que je narre avec la plus grande exactitude en vous laissant le soin de l’apprécier.

Après avoir vainement interrogé ce matin la femme Carossi, j’ai cru bien faire de prier M. Reméa de venir l’interroger à son tour et de voir s’il n’était pas plus heureux que moi. Je lui ai cet effet exposé loyalement les faits et il l’a interrogée longuement et pas plus que moi, il n’a obtenu de cette femme aucun renseignement.

Je l’ai alors faite sortir et j’ai demandé à M. Reméa s’il avait quelques renseignements sur les époux Carossi ? Il m’a répondu négativement. Pendant que nous causions, on m’a apporté l’imprimé qui a été distribué hier, avec le nom du distributeur.

J’ai ordonné en sa présence qu’on arrête cet étranger et qu’on opère immédiatement une perquisition chez lui ; M. Reméa a subitement changé de couleur et s’est mis à balbutier au point que l’inspecteur des gardiens de la paix qui était présent, croyant qu’il allait se passer quelque chose d’anormal, s’est retiré de lui-même et nous a laissé en tête à tête. Ainsi M. Reméa m’a dit : « Ne faites pas çà ! Ne faites pas çà !, ce Musso est mon indicateur. Je savais qu’il distribuait ces imprimés, il m’en a posté un exemplaire, il en avait un paquet dans sa veste ! J’avais l’intention de vous en apporter un » et en même temps, il m’a remis un imprimé intitulé en Russie. Je n’ai pas caché à cet agent du Consulat que cette manière de procéder ne me paraissait pas correcte et que son indicateur allait trop loin ; il m’a répondu qu’il ne pensait pas que cette distribution fut délictueuse ! Je n’ai pas insisté, me réservant de vous en référer et j’ai continué la conversation, après lui avoir promis de ne rien faire contre son indicateur, mis en goût, il m’a alors demandé l’élargissement de Papini, par lequel il avait des indications ! … surpris de cette proposition qui m’a paru étrange, je lui ai fait remarquer que lui-même l’avait signalé comme un homme extrêmement dangereux, il ma répondu : « c’est vrai, je ne pensais pas qu’il viendrait se faire prendre ici, vous trouverez une meilleure occasion de le prendre et de le faire condamner ». Je lui ai dit que je ne partageais pas sa manière de voir, que Nice n’était pas une ville où on peut laisser faire des expériences anarchistes alors même que ce serait de la fumisterie et dans le but de cueillir des lauriers que le moindre petit attentat, même pour rire serait de nature à effrayer la colonie étrangère et même la ville, d’ailleurs, ai-je répondu, je vous promets d’en référer à M. le Préfet, il le mettra en liberté, s’il croit devoir le faire. Après un moment d’entretien encore, pendant lequel il m’a conté une histoire de bombe déposée chez un ermite et qu’un anarchiste connu de lui a promenée dans sa poche pendant des semaines ! Et qu’on a vainement cherché, etc… Nous nous sommes quittés.

Je ne vous cache pas monsieur le Préfet que l’attitude de M. Reméa m’a parue louche et peu franche. Il a interrogé cette femme comme un homme qui ne sait rien, il m’a déclaré ne pas connaître les époux Carossi, il a demandé à cette femme si n’était pas de sa maison qu’étaient sortis ces placards anarchistes et si elle n’avait pas préparé la colle ? Et cependant, il connaît Papini, il savait où il mangeait et où il couchait puisqu’il s’intéresse à lui et qu’il prétend avoir par lui des renseignements, il connaît fort bien Danelli et ne pouvait pas ignorer que ces deux individus mangeaient chez les époux Carossi, qui était un lieu de rendez-vous anarchiste.

En outre, il m’a déclaré qu’il connaissait l’individu qui a placardé la « Réponse aux fusilleurs » ce serait d’après lui un jeune homme de 18 ans dont il ne s’est pas souvenu le nom.

Je suis persuadé que sa mémoire a été trop paresseuse et qu’il lui aurait suffi d’un léger effort pour se souvenir.

Je n’ajoute aucun commentaire vous laissant, monsieur le Préfet, le soin d’apprécier les faits.

Le commissaire central

SOURCE : Arch. Dép. des Alpes-Maritimes 4 M 488