Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

Né le 19 juillet 1847 à Saint Michel des Andaines (Orne) ; menuisier ; anarchiste parisien.

Le 12 novembre 1868, Isidore Guillemard se maria à Couterne Rives d’Andaine (Orne) avec Armande, Victorine, Marie Colombert, couturière.
En 1892 Isidore Guillemard demeurait 56 rue de Belleville. Le 20 juillet 1892, l’indicateur X n°4 indiquait que Guillemard, menuisier demeurant 56 rue de Belleville était l’auteur d’un alphabet codé, pour correspondances secrètes dont il donnait l’énoncé dans son rapport.
Selon un rapport de l’indicateur X4 du 13 septembre 1892, il voulait organiser un nouveau groupe devant se réunir 66 rue Vieille du Temple mais selon X4, il était probable que le patron du débit de boisson allait lui refuser la salle.
Le 23 octobre 1892, avec une quarantaine de compagnons, il était allé perturber un meeting boulangiste tenu salle Favié. A cette même époque il était signalé dans les réunions du Cercle anarchiste international, salle Georget.
Isodore Guillemard était un militant très présent dans les réunions anarchistes de l’année 1893, on trouvait son nom cité 54 fois, avec diverses orthographes, dans les rapports des indicateurs. Mais son numéro de dossier étant rarement cité et son prénom jamais mentionné, il n’a pas été possible de les reprendre, sauf ceux portant le numéro de dossier 39.694.
Le 29 janvier 1893, Isidore Guillemard était présent parmi les soixante personnes assistant à la réunion tenue salle Georget, 35 rue Aumaire où Renard, dit Georges faisait une conférence sur l’individualisme et le communisme.
Le 4 mars 1893, environ 500 personnes, Isidore Guillemard et 150 anarchistes assistaient à la réunion de la salle du Commerce, organisée par les anarchistes du XXe arrondissement. L’ordre du jour était le suivant : « La Misère et ses conséquences. Suppression des bureaux de placement, les grands financiers du Panama. »
Le 9 mars 1893, il avait participé avec sa femme et une cinquantaine de compagnons à la « cavalcade anarchiste » en faveur de l’abstention organisée Place de la République parEugénie Collot et Marie Paul Constant dit le Père La Purge. Ils portaient des oreilles d’ânes en carton noir avec l’inscription « Candidats abstentionnistes ».
Le 23 avril 1893, la 2e brigade de recherches de la Préfecture de police le notait à nouveau, 56 rue de Belleville et avec un dossier n°39.694. Il était considéré comme militant.
Le 6 mai 1893, il participait avec sa femme, au meeting de la salle du Commerce, rue du faubourg du Temple, réunissant 400 personnes où les orateurs firent le procès des divers partis socialistes.
Le 23 mai 1893, il figurait parmi la centaine d’assistants, à la réunion organisée par les anarchistes individualistes, salle Octobre, rue de la Montagne Sainte-Geneviève.
Le 14 octobre 1893, l’indicateur Barbier signalait que Guillemard avait participé à l’exhibition d’un modèle de petite bombe en plomb, formé de deux demi-circonférences et muni de 14 clous ordinaires, reliés ensemble par un fil de fer, les pointes de clous formant percuteurs au centre de la bombe sur des capsules. Ce modèle était exposé 44 rue Ménilmontant. S’agissait-il d’une parodie ?
Il demeurait depuis le 3 janvier 1894, 8 rue des Lombards où le 28 février 1894 il fut arrêté, pour association de malfaiteurs. Il était libéré le 5 mars. Par erreur, semblait-il la Préfecture de police lui attribuait le n°328.518 (le même que Dauby Henri arrêté le même jour). Il avait alors 3 enfants.
Il figurait sur l’état des anarchistes au 31 décembre 1894, sur celui au 31 décembre 1896 et en 1901 (son dossier portait alors le n°337.989).
Il ne doit pas être confondu avec Adolphe Guillemard, colporteur (dossier 294.201) noté également 56 rue de Belleville par la 3e brigade de recherches le 9 décembre 1892.

SOURCES :
Notice GUILMARD Isidore du Dictionnaire des militants anarchistes. — Archives départementales de l’Orne. Etat civil . — Archives de la Préfecture de police Ba 77,78, 1500, 1506. — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine. — Le Figaro 1er mars 1894. — L’Intransigeant 2 mars 1894.