Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

Né vers 1858 à Paris ; peintre en bâtiment ; anarchiste parisien.

Fondateur au début des années 1890 du groupe La Revanche de Fourmies, Emile Barbier avait été fiché comme anarchiste, dans une liste dressée par la Préfecture de police le 26 avril 1892.
Deux rapports d’indicateurs établis en 1893, évoquent le nom de Barbier, sans préciser le prénom (il pourrait s’agir aussi de Barbier Louis Alexandre).
Le 10 juin 1893, Barbier se trouvait à un meeting de protestation contre le jugement concernant Savicki, organisé par des étudiants socialistes, auquel assistaient 5 à 600 personnes. Il s’agissait de protester contre un arrêt de la cours d’appel de Paris ordonnant la remise au consul de Russie des papiers de Savicki, à la suite de son suicide. Ces documents pouvant se révéler compromettants à l’égard d’exilés russes ou polonais.
Selon un rapport de l’indicateur Vincent du 27 juin 1893, Barbier était partisan de présenter des candidats abstentionnistes aux prochaines élections législatives et comptait lui-même se présenter, uniquement dans un but de propagande.
Le 26 novembre 1893, il était présent à la réunion qui se déroulait 23 rue de Vanves et à laquelle assistaient une quinzaine de compagnons. Le but de la réunion était de reformer un groupe dans le 14e arrondissement. Barbier faisait remarquer que la salle ne convenait pas du tout à un lieu de réunion et déclara que si le groupe devait se reconstituer il faudrait trouver un autre lieu.
On le retrouvait sur l’état récapitulatif des anarchistes parisiens dressé au 15 décembre 1893. Son dossier portait le n° 200.577.
Le 26 février 1894, il demeurait 10 rue Roger et avait été l’objet d’une perquisition où la police avait saisi divers livres et brochures socialistes révolutionnaires, des lettres et un revolver chargé (à propos des objets saisis, il pourrait s’agir aussi de Barbier Louis Alexandre). Mis en état d’arrestation, pour association de malfaiteurs, il avait été fiché comme anarchiste, bien qu’il ait nié l’être lors de son interrogatoire. Il était libéré le 2 mars 1894.
Il figurait sur l’état récapitulatif des anarchistes à résidence fixe du 31 décembre 1894 et sur celui au 31 décembre 1896. Il demeurait 106 rue du Château. On le trouvait également sur une liste des anarchistes établie après 1900, son adresse était alors 62 rue Vercingétorix.
En 1899 il était membre du groupe communiste du XIVème arrondissement.

SOURCES  :
Fichier Bertillon. Metmuseum — Le Libertaire année 1899 — Archives de la Préfecture de police BA 77, 1500 — Notice Barbier Emile, Alphonse du Dictionnaire des militants anarchistes — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine.