Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

Né vers 1859 à Chatillon (Ain) ; ajusteur-mécanicien ; anarchiste parisien.

Claudius Bazin s’était mêlé à la manifestation du 1er mai 1890. Il était accusé d’être l’auteur de placards, imprimés par son frère Ferdinand. Il raconta à des amis que son frère venait d’être chargé d’un transport de dynamite. C’était une chose tout à fait normale puisque celui-ci, conducteur à la Compagnie de P.-L.-M, acheminait régulièrement de grande quantités de cet explosif, depuis son usine de fabrication, située à Lyon. Mais cette information arriva aux oreilles de la police. On perquisitionna chez lui, on opéra son arrestation. La police ne trouva rien chez lui qui pût l’incriminer, on le mit immédiatement en liberté.
Néanmoins, la police pensant qu’il avait pu déposer des engins incendiaires chez son frère Ferdinand, arrêta également ce dernier et procéda, chez lui à une perquisition qui fut sans résultat.
Les deux frères Bazin étaient mis en liberté.
En avril 1892, Claudius Bazin était membre du groupe International, se réunissant tous les dimanches dans l’après-midi, salle Horel, rue Aumaire. A la même époque il figurait sur une liste d’anarchistes, il demeurait 105 rue de Charenton (Paris XIIe).
Le 6 mai 1893, Bazin assistait à un meeting salle du Commerce, 94 rue du Temple. Le public se composait de 300 personnes.
Le 27 mai 1893, l’indicateur X n°5, indiquait que le compagnon Bazin, signalé le 12 décembre 1892, n’était pas la même personne que Bazin (dossier 329.076) qui habitait 3 rue du Pressoir. Cette précision n’était pas inutile puisque la Préfecture de police avait également des dossiers sur Bazin Ernest Auguste (3 rue du Pressoir), Bazin Etienne (110 rue de Charenton), Bazin Ferdinand André (105 rue de Charenton), Bazin Léon, Jean-Baptiste, Napoléon (40 rue de Monconseil). Si chaque dossier avait un numéro, par contre les rapports des indicateurs, classés par années ne portaient que rarement les références des numéros lorsqu’un militant était signalé. Tous ces anarchistes figuraient sur l’état dressé au 31 décembre 1894.
Le 1er octobre 1893, Bazin assistait à un meeting à la salle du Commerce, organisé par la Ligue des Antipatriotes.
Le 2 octobre 1893, Bazin participait à une réunion chez Daguenet, 5 rue des Haies. Il y annonça que Denéchère devait recevoir prochainement des placards venant de Londres. Celui-ci en donnerait aux compagnons. Il recommandait de les conserver jusqu’à nouvel ordre, afin que la police ne puisse les saisir.
Le 17 octobre 1893, l’indicateur n°2, signalait que des réunions privées avaient lieu chez Bazin, pour s’occuper de l’organisation de manifestations antipatriotiques.
Bazin figurait sur l’état des anarchistes au 26 décembre 1893.
César Bazin fut arrêté le 11, le 12 ou le 13 mars 1894 (suivant les documents), pour association de malfaiteurs et relâché le 29 mars. Sa notice individuelle était transmise le 27 mars au juge d’instruction Meyer, chargé de l’affaire.
Son dossier à la Préfecture de police portait le n° 297.414.
Il était en 1896, le secrétaire du groupe anarchiste Les Malfaiteurs du Faubourg Saint Antoine. Au printemps 1896 il avait l’intention de publier , sous le titre Bulletin des Malfaiteurs (paru ?), un opuscule périodique afin de défendre ses théories individualistes.

SOURCES :
Archives de la Préfecture de police BA 77, 80, 1500 — Le Libertaire, année 1896 — Le Gaulois 1er juillet 1894 — Journal des débats 1er mai 1890 — Le Gaulois 4 mai 1890 — La Presse 6 mai 1890 — Notice de Bazin dans le Dictionnaire des militants anarchistes — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine.