Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

Né le 14 novembre 1862 à Jussecourt (Marne). Comptable. Anarchiste parisien.

Deux rapports d’indicateurs établis en 1893, évoquaient le nom de Barbier, sans préciser le prénom (voir Barbier Emile Alphonse).

Le 27 février 1894, une perquisition avait été faite 3 rue Joquelet, dans la crèmerie de la « Mère Martin », chez Ernesta Forti, la maîtresse de Constant Martin. Elle avait été arrêtée et son fils Alfred Forti, en même temps qu’un consommateur anarchiste : Louis Barbier qui se déclarait laveur de vitres. La police l’avait trouvé dans une chambre de l’entresol avec Alfred Forti et Troupel.

Les inculpés avaient été conduits au poste de la rue de la Banque par vingt agents des brigades de recherches, ils passaient la nuit dans la salle commune. Ils étaient interrogés le lendemain par le commissaire puis conduits au Dépôt.

Barbier louait au 79 rue Jeanne d’Arc, une chambre meublée qu’ il payait 1fr. 25 par semaine pour mais n’y habitait pas. Il n’y était pas revenu depuis le 20 janvier. Sa chambre était occupée par un de ses amis, qui entrait et sortait régulièrement. Barbier était un ancien étudiant, bachelier en lettres.

La police le soupçonnait d’être un des complices d’Emile Henry. Une perquisition avait été faite à son domicile et avait amené la découverte de nombreux documents anarchistes.

Inculpé d’association de malfaiteurs, il était libéré le 2 mars 1894. Son dossier à la Préfecture de police portait le n°333.495.

SOURCES : Le Petit caporal 28 février 1894 — La Lanterne 1er mars 1894 — Le Temps 28 février 1894 — Le Petit parisien 28 février 1894 — La Liberté 27 février 1894 — Journal des débats 27 février 1894 — L’Intransigeant 1er mars 1894 — Archives départementales de la Marne. Etat civil de Jussecourt-Minécourt. — Archives de la Préfecture de police Ba 1500.