Né vers 1827, originaire du Midi, marié, sans enfant, marchand de journaux, anarchiste de Vienne (Isère).

Il aurait été, sous l’Empire, l’objet de plusieurs condamnations pour faits se rattachant à la politique. En 1870, il fut nommé capitaine de garde nationale à Vienne.
En 1882, il était dépositaire et vendeur à Vienne du journal anarchiste le Droit social puis de l’Etendard révolutionnaire.
Il habitait 11 rue Marchande ; son séjour à Vienne remontait à plus de 20 ans, il s’y était toujours occupé de politique militante.
Derbès tenait un petit magasin pour la vente des journaux ; il vendait aussi des livres et des brochures ainsi que des objets funéraires.
Les journaux révolutionnaires dont il était le dépositaire étaient les suivants : L’Etendard révolutionnaire de Lyon ; l’Egalité de Paris, organe du Parti ouvrier, le Prolétaire et le Révolté de Genève.
Il vendait en moyenne 60 exemplaires de L’Etendard par semaine. Le Cercle d’études sociales de la rue des Clercs prenait 3 exemplaires de chaque numéro.
Derbès faisait également partie, avec d’autres membres du groupe anarchiste Les Indignés, de ce Cercle d’études sociales de tendance collectiviste, animé par Ailloud.
Il figurait aussi sur un « Etat nominatif des anarchistes signalés comme assistant habituellement aux réunions intimes du groupe révolutionnaire de Vienne » dressé par le commissaire central en mai 1886.

Dans sa boutique, il vendait également des objets funéraires.

SOURCES : Arch. Dép. du Rhône 4 M 307 ― Carole Reynaud-Paligot « Une décennie parmi les anarchistes viennois… », op. cit.―Notes Rolf Dupuy ― Annexe 49. Les anarchistes de l’Isère par Vivien Bouhey. http://raforum.info/dissertations/spip.php?rubrique59