Séance tenue le 8 janvier 1877 par la section Internationale au local du Cygne Grand Place.

La séance s’ouvre à 10 heures du soir sous la présidence de Brismée.
Paterson donne lecture du procès-verbal.
Brismée rappelle qu’il y a des mouchards dans la Société et qu’il faut prendre des mesures pour les les écarter ; qu’il faut surtout sauvegarder la situation des internationaux de l’extérieur au pays.
Il est d’avis que des hommes sûrs doivent recevoir la correspondance et tenir secret les mouvements qui pourraient se préparer dans l’un ou l’autre pays.
Le comité donnera connaissance, dit-il, des lettres qui ne sont pas compromettantes et tiendra secret surtout les noms de ceux qui écrivent ; il sera également chargé de faire des enquêtes chez des membres qui sont soupçonnés de vendre à la police ce qui se passe dans la Société.
Steens parle dans le même sens. Il demande au secrétaire s’il a convoqué toute la Société, ayant une réponse affirmative, il jette un coup d’œil sur l’assemblée et dit ensuite : je crois que nous pouvons déjà être certain de quelques individus.
Il continue à parler sur le danger qu’il y aurait de confier la correspondance à des individus qui seraient en état de trahir l’association.
Pira n’approuve pas le comité secret parce qu’il n’est pas possible que trois membres sachent seuls ce qui se passe ; il dit qu’alors le reste n’a plus de raison d’être.
et Trappemers sont du même avis, ils demandent qu’il soit donné connaissance à l’assemblée de toutes les correspondances, sans donner les noms des auteurs.
Brismée, Standaert et Steens prétendent qu’il y a des choses qui ne doivent pas être lues, par exemple, les mouvements qui se préparent dans l’un ou l’autre pays.
La réunion décide que le comité de trois membres sera nommé et qu’il sera chargé des correspondances et des enquêtes, cette nomination aura lieu le 15 janvier.
La séance est levée à 11 heures ½.

Source : Archives de la ville de Bruxelles POL 195