Sûreté                                                           Paris le 26 avril 1892
Rapport
Surveillance de 12h à 7h du matin

Le nommé Ravachol a passé une nuit très agitée. Il s’est levé en chantonnant et nous a paru assez gai.
Charlet, Lécureuil, Laemmer

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Sûreté                                                              Le 26 avril 1892
Rapport
Surveillance sur le nommé Ravachol

Nous avons l’honneur de rendre compte à Monsieur le commissaire de police, chef du service, que pendant la surveillance exercée de 7 heure du matin à 10 heures 50 sur le nommé Ravachol, il ne s’est rien passé de particulier de nature à être signalé.
Le détenu a passé une partie de la matinée à s’exercer pour faire ses réponses.
A dix heures et demie les gardiens sont venus le prendre et l’ont fouillé. Ensuite nous l’avons conduit jusqu’à l’entrée du souterrain où l’attendaient 3 gardes de Paris et un brigadier entre les mains desquels il a été remis contre un ordre d’extraction qui a été laissé au gardien chef de la Conciergerie.
Richer, Maigre, Sénart

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Sûreté                                                                   le 26* avril 1892
Rapport
Surveillance sur le nommé Ravachol

Nous avons l’honneur de rendre compte à Monsieur le commissaire de police, chef de service que, pendant la surveillance exercée de 7 heure du soir à minuit, il ne s’est rien passé de nature à être signalé.
Le détenu s’est couché peu après notre arrivée et dormait lorsque nous avons été remplacés.
Richer, Maigre, Sénart

*Indiqué 25 avril dans le document

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Sûreté                                                         Le 26 avril 1892
Rapport
Surveillance sur le nommé Ravachol

Nous avons l’honneur de rendre compte à Monsieur le commissaire de police, chef du service que nous avons repris la surveillance sur le nommé Ravachol, ce soir à 8 heures à la suspension d’audience de la cours d’assises et l’avons remis entre les mains des gardes chargés de le conduire à l’audience à 9 heures 15. Le détenu a dîné ce soir d’un bon appétit et paraît très gai et satisfait de la vengeance que ses compagnons ont exercé sur l’établissement Véry Boulevard Magenta, attentat qu’il dit lui avoir été appris par les avocats chargés de leur défense, et ainsi que par M. le procureur général qui en a parlé dans son réquisitoire.
Il s’attend à la peine capitale, chose qu’il supportera avec courage s’il savait que ses co-accusés soient acquittés.
Richer, Maigre, Sénart

SOURCE : Arch. Préf. de pol. JA 8