Document Éphéméride anarchiste

St Imier, le 22 octobre 1882

Je vous transmet, comme suit, le compte-rendu concernant les groupes anarchistes français affiliés à l’Association internationale des travailleurs.

Lyon, le 28 septembre 1882

Après le congrès tenu à Londres, le 14 juillet 1881, les groupes anarchistes adhérents étaient représentés par les dénommés ci-après :

Paris

Maria, rue Monge (il est mis à l’index depuis plus de 6 mois, comme mouchard)

Gautier, 102 rue Monge

Grave , 37 avenue des Gobelins

A. Crié , 63 rue Monsieur le Prince

Guillet , 8 rue Barouillière

Violard , 81 rue Monge

Nottermann , 26 rue des Cendriers

Levallois-Perret

Courapied, 61 rue Vallier.

Puteaux

François Guillot

Lyon

Bernard, 157 rue Pierre Corneille

Marseille

Tressaud, 7 rue du Grand-Puits.

Cette

Hébrard, 101 rue des Cercleurs

P. Verdale, 32 rue de l’Hospice.

Béziers

Marty, libraire, rue de la Citadelle

Pelissier, rue de la Citadelle.

Vienne

Martin, 15 rue des Imbardes.

Bedarieux

Pagès, avenue Saint-Pons.

Rivesaltes

Moulines fils, 2 rue Saint-Just

Perpignan

Hagard, rue Challemanne.

Narbonne

G. Faliès, 254 place Perpignan.

Toulouse

Tranier, 7 rue Lafayette.

Libourne

Raoul Gaussens.

St-Etienne

Biard, impasse de la Pareille

Montchanin-les-Mines (Saône-et-Loire)

Dumas, 110 rue de la Gare.

Treigny (Yonne)

Dupré, jardinier aux Lavaux.

Troyes

Enfroy, 39 rue St-Jacques.

Reims

Thiery, 7 rue du Moulin.

Amiens

Morel, 16 bis rue des Briques.

Tous ces groupes ont été organisés par les soins de l’Alliance révolutionnaire, mais dans la tournée faite pat Émile Gautier, dans le Midi, il réussit à donner une grande impulsion à ces groupes et à en former d’autres.

Aujourd’hui, nous comptons sur environ 2660 compagnons initiés en France et répartis comme suit :

Bordeaux, 182

Lyon, 568

Marseille, 206

Villefranche, 104

St-Etienne, 128

Vienne, 106

Montceau-les-Mines, 14

Paris, 11 groupes avec 511 hommes seulement

Il y a à Cette, six groupes, savoir :

L’Audace, La Révolte, La Misère, l’Egalité sociale, Les Choeurs de Chêne, le Cercle des Travailleurs. En tout 82 initiés.

Nous ne comptons encore dans les autres villes que 749 hommes.

Mais ce chiffre est faible, il augmente tous les jours, et nous pouvons compter sur un nombre d’individus quatre fois plus grand qui souvent le mouvement et nous donnent des preuves de sympathie.

A un moment donné, nos compagnons, hommes actifs et résolus, donneront l’élan aux autres sociétés socialistes de toutes nuances.

Il importe de choisir une occasion propice et d’activer la propagande par tous les moyens.

Un compagnon résolu et intelligent peut, en se servant de l’agitation et en employant habilement son influence ou sa popularité, entraîner à sa suite toute une classe de bons auxiliaires.

Dans la réunion tenue à Genève le 14 août 1882, nous pu nous convaincre que les délégués de Lyon, Paris, Vienne, Villefranche, St-Etienne, Bordeaux et Cette, qui se sont rendus à l’initiative de la Fédération jurassienne, étaient hardis, courageux et à la hauteur de la mission qui leur était confiée.

Nos compagnons en Suisse ne reculent devant aucun sacrifice, et ayant dans nos rangs des soldats tels que : Kropotkine, Reclus, Dejoux, Tcherkesoff, Clémence, Bordat, Gautier, Verner, Exquis, Perron, l’association internationale des travailleurs remplira sa tâche immense : la révolution sérieuse, en s’emparant de toute la richesse accumulée.

Droz.

Arch. Préf. de Police Ba 438