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Metmuseum. Photo anthropométrique Bertillon.

Né le 27 décembre 1863 à Concriers (Loir et Cher) ; célibataire ; peintre en bâtiment à Paris. Anarchiste parisien.

Auguste Breton correspondait avec Victor Loquier, anarchiste et coiffeur à Epinal qui avait été son voisin de chambre, 26 rue des Ecoles. Il était en relation journalière avec le compagnon Louis Cluzel qui demeurait dans la chambre, occupée auparavant par Loquier.

Une perquisition qui avait été effectuée le 24 janvier 1894, avait amené la découverte de brochures anarchistes ainsi que les portraits encadrés de Louise Michel, de Reclus, de Kropotkine et de Ravachol et de lettres.

En mars 1894, Breton écrivait à Loquier pour le prévenir de de ces faits.

Le 30 juin 1894, le préfet de police délivrait un mandat de perquisition et d’amener à son encontre. Le 1er juillet, à 4h du matin, le commissaire du quartier de la Sorbonne se présentait à son domicile, 26 rue des Ecoles, au 6e étage.Il découvrit un revolver, d’une lanterne sourde, un lance-pierre.

Arrêté et conduit au commisssariat, il avait reconnu être anarchiste. Le 4 juillet, il était emprisonné à Mazas.

Le 7 juillet, le juge d’instruction délivrait une commission rogatoire au juge d’instruction d’Epinal, pour effectuer une perquisition chez Loquier à Epinal.

Le 9 juillet à 16h, le commissaire d’Epinal se présentait chez Victor Loquier, 25 rue Rualménil. La perquisition fut infructueuse car Loquier détruisait sa correspondance aussitôt l’avoir lue.

Dans une lettre au juge d’instruction, Auguste Breton écrivait : « En somme, je me vois mis au ban de la société, traité de paria, sans jamais avoir commis l’ombre d’un délit qui puisse justifier ces façons d’agir ; je suis anarchiste, il est vrai, mais de pensée seulement, or il n’est pas à ma connaissance de nouvelles lois restaurant le délit d’opinion ».

Le 19 juillet 1894, Breton était remis en liberté par le juge d’instruction Franqueville.

Le 4 juillet 1895, le juge d’instruction Meyer délivrait un non lieu concernant l’inculpation d’association de malfaiteurs.

Breton restait inscrit sur l’Etat récapitulatif des anarchistes au 31 décembre 1896. Il était également sur une liste d’anarchistes dont la présence était vérifiée, de 1900 à 1912. Il demeurait alors 16 quai d’Orléans. Son dossier à la Préfecture de police était enregistré sous le n°72133.

SOURCES : Arch.de Paris, D.3 U6 carton 51. — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine. — Arch. Préf. Pol. Ba 1500.

ICONOGRAPHIE : http://www.metmuseum.org/art/collection/search/306698